Séances 6-7 avec Jean-Pierre Esquenazi et Olivier Neveux

Vendredi 10 juin 2016 de 9h30 à 12h30
Université Lumière Lyon 2, Campus Berges du Rhône, 18, quai Claude Bernard, Salle B150

Séminaire de recherche : « Puissances des marges cinématographiques, artistiques, littéraires », en collaboration avec le Séminaire ARIMES (Passages XX-XXI)

Pour cette dernière séance de l’année académique 2015-2016, nous accueillons deux professeurs des universités pour une séance double : Jean-Pierre Esquenazi (PR, Université Lyon 3) et Olivier Neveux (PR, Université Lyon 2), qui nous parleront respectivement de Dziga Vertov (né David Abelevich Kaufman) et d’Armand Gatti (né Dante Sauveur Gatti).

9h30-11h : L’analyse avec Deleuze : à partir de L’Homme à la caméra de Dziga Vertov, par Jean-Pierre Esquenazi (professeur, Université Lyon 3)

Esquenazi copieOn a souvent dit (Montebello, Badiou, etc.) que Deleuze ne visait pas l’analyse de film avec Cinéma 1 & 2. Mais peut-on concevoir une analytique du film à partir des mouvements propres à sa philosophie ? Donner sens à cette hypothèse guide l’ouvrage de Jean-Pierre Esquenazi à paraître aux Presses Universitaires de Rennes, qu’il présentera lors de cette séance. En apéritif, il propose un texte inédit, « L’utopie de L’Homme à la caméra », qui illustre certains des concepts de son livre, à partir d’un film expérimental, sinon marginal.

(Pour lire l’article en vue de la séance, vous pouvez envoyer un mail à Dario.Marchiori@univ-lyon2.fr)

11h-12h30 : Armand Gatti : le maquisard sans frontières, par Olivier Neveux (professeur, Université Lyon 2)

ArmandGatti1copieL’œuvre théâtrale, cinématographique, poétique d’Armand Gatti ne connaît d’autres centres qu’elle-même. Elle est « à côté », parfois de manière polémique, le plus souvent indifférente. Les centres qui structurent les champs artistiques et politiques ne l’intéressent pas ou plus – notamment depuis la censure par le gouvernement français de sa pièce La Passion en violet, jaune et rouge, en 1968. Elle s’est dotée de ses propres enjeux – ou plus précisément : dans le dialogue qu’elle entretient avec l’histoire, notamment celle des « vaincus », elle a découvert ses pratiques, ses principes d’écriture, ses inspirations. Il s’agira de réfléchir aux différents « centres », successifs, qui sont les siens, qui la maintiennent à la marge – et à sa façon d’aller puiser « ailleurs » des motifs et des raisons d’insister.