Cinémas anticolonialistes (Lyon, 24-26 mars 2017)

 

mueda-diffractions-cinématographiques

Au Cinéma Lumière Bellecour, du 24 au 26 mars 2017

 

AVANT-PREMIÈRE
LETTRES DE LA GUERRE
D’IVO M. FERREIRA
PT / 2017 / 1h45 / VOSTF
avec M., R. Pereira, M. Vila-Nova

Un jeune médecin portugais, soldat pendant la guerre coloniale en Angola envoie à sa femme des lettres d’amour poétiques, sensuelles et passionnées. Ce jeune homme, c’est António Lobo Antunes dont 280 lettres ont été publiées en 2005.

Ve 20h30 à Lumière Terreaux


MUEDA, MEMÓRIA E MASSACRE
DE RUY GUERRA
MZ / 1979 / 1h15 / DOCU-FICTION / VOSTF
avec C. Cornelio, F. Gunuguacala, M. Machimbuco, A. Mtapunsunji, B. Nchilema.

Une reconstitution théâtrale du massacre de Mueda sur les lieux mêmes où il fût perpétré par les forces de l’armée coloniale portugaise en 1960. De cette reconstitution, pour partie interprétée par les survivants, naquit le premier long-métrage de fiction mozambicaine.

Sa 14h à Lumière Bellecour

(sur ce film, le Séminaire « Puissances des marges » a donné la parole à Raquel Schefer en mai 2016: http://www.diffractions-cinematographiques.com/2016/05/seance-5-mueda-memoire-et-massacre-ruy-guerra-1979-1980-engagement-et-innovation-formelle/)


CHANTE MON FRÈRE AIDE MOI À CHANTER
DE JOSE CARDOSO
MZ / 1982 / 1h09 / VOSTF/ (DOC)

Ou comment la musique du Mozambique à permit au peuple de se réapproprier son identité nationale.

Sa 16h à Lumière Bellecour


UN ADIEU PORTUGAIS
DE JOÃO BOTELHO
PT / 1985 / 1h22’ / VOSTF
avec Isabel de Castro, Ruy Furtado, Maria Cabral

1973. Les colonies portugaises en Afrique. Durant une patrouille, un soldat est tué par une mine qui saute sous ses pas. 1985. Au Portugal, les parents du soldat disparu se viennent à Lisbonne et rendent visite à sa veuve. Cette rencontre réveille des souvenirs et sera un deuxième adieu au mari et au fils qu’ils ont perdu.

Sa 20h à Lumière Terreaux


TROIS FILMS DE RUY DUARTE DE CARVALHO

Trois films qui témoignent par leur complémentarité de la vision globale que ce cinéaste, poète et écrivain est en capacité de construire autour du faisceau d’événements qui façonne la réalité angolaise d’alors.
Balanço do tempo na cena de Angola, en est l’illustration la plus exceptionnelle. Son rapport à la terre trouve une expression sans cesse renouvelée comme dans Como foi, Como não foi dans lequel il s’attache, à travers leurs témoignages, à décrire la condition des travailleurs ruraux d’Angola sous l’autorité coloniale, ou qu’il se mue en ethnologue attentif de la diversité culturelle et humaine. Dans Ondyelwa – A festa do boi sagrado, il rend compte d’un rituel du peuple Nyaneka-Humbi, vivant au sud de l’Angola, qui honore les anciens à travers une procession solennelle et pour qui les vaches incarnent l’esprit des rois disparus. À chacune des étapes de l’œuvre, le cinéma est investi comme un instrument de savoir.

COMO FOI, COMO NÃO FOI
AO / 1978 / N&B / 17’ / VOSTF / (DOC)

FESTA DO BOI SAGRADO (ONDYLEWA)
AO / 1978 / 44’ / VOSTF / (DOC)

BALANCO DO TEMPO NA CENA DE ANGOLA
AO / 1982 / N & B / 45’ / VOSTF / (DOC)

Di 14h à Lumière Bellecour


DEUX FILMS D’ANTÓNIO OLE
Ole, figure tutélaire de l’art contemporain angolais, participa avec Ruy Duarte de Carvalho au mouvement qualifié de «cinématographie de l’urgence» dans la période post-74 en Angola. Avec Carnaval da Vitória, Ole ouvre les pores de la pellicule à la vitalité des formes et des couleurs d’un premier carnaval indépendant. No Caminho das Estrelas est une réponse à chaud à la mort de Agostinho Neto, en 1979, premier président angolais, homme de poésie et leader du MPLA durant la guerre civile. Indissociant poésie et politique, lutte et culture, terre et peuple, c’est au fond cet esprit de cohésion, collectif et structurant, qui nourrit de manière différente le mouvement interne des deux films.

CARNAVAL DA VITORIA
AO / 1978 / 39’ / VOSTF / (DOC)

NO CAMINHO DAS ESTRELAS
AO / 1980 / 44’ / VOSTF

Di 16h30 à Lumière Bellecour


CHAMP-CONTRECHAMP

D’un côté, au lendemain du 25 avril 1974, les soldats du contingent portugais engagés dans les guerres coloniales regagnent la métropole. « Adeus, até ao meu regresso » était la phrase par laquelle les jeunes appelés saluaient leur famille à travers les ondes radiophoniques. Le film fait émerger dans le présent de l’Histoire une image et une parole tout à la fois individuelle et collective, où des hommes révèlent le théâtre de leur propre vie, pathétique, ironique, irréparable.
De l’autre, trois enfants de la seconde guerre mondiale, témoins actifs et engagés de la Guerre d’Algérie, des révoltes ouvrières françaises de la fin des années 60 ou de la chute encore récente d’Allende… En 1975, ils découvrent et filment l’Angola qui vient de retrouver son indépendance. À quoi ressemble ce pays à un moment si particulier son histoire ? Quelles images justes peut-on en faire ?

GUERRE DU PEUPLE EN ANGOLA
DE BRUNO MUEL ET ANTOINE BONFANTI
FR / 1975 / 50’ / VOSTF / (DOC)

ADEUS, ATÉ AO MEU REGRESSO
D’ANTÓNIO-PEDRO VASCONCELOS
PT / 1974 / N&B / 1h10’ / VOSTF / (DOC)

Di 18h30 à Lumière Bellecour